mercredi 14 octobre 2015

UNE NOUVELLE FORME DE CONFLIT MONDIAL ?


Le Proche-Orient actuel représente une zone de tensions internationales où un dangereux "cyclone" pourrait bien venir s'y former. L'unité géographique du Proche-Orient est loin de se refléter dans une unité politique, la démocratie cadrant mal avec les mentalités arabes et islamiques. Si les Musulmans sont capables de s'unir, ce n'est que momentanément. Ils représentent une mosaïque de peuples divisés depuis des siècles par leur hérésie, et les États formés n'ont acquis leur souveraineté que très récemment. Les révoltes et les coups d'État militaires y ont remplacé nos crises parlementaires. L'évolution progressiste fut surtout sensible en Syrie, Liban, Égypte, Iran, Irak, pays dans lesquels l'ethnie arabe n'est pas toujours majoritaire, divisée en Sunnites, Chiites, Druzes, etc.

Le 25 juillet 1920, l’armée française titulaire d'un mandat de la Société des Nations au Levant portant sur la Syrie et le Mont Liban faisait son entrée à Damas et les Britanniques en Palestine et en Irak (Mésopotamie), en application des accords Sykes-Picot. Les troupes du général Gouraud ne rencontrèrent qu'une faible résistance des troupes syriennes. La population fut d'abord satisfaite d'être enfin débarrassée du joug Ottoman et la mission était noble, la France était : "chargée de mener la Syrie à l’autodétermination politique, c'est-à-dire à l’indépendance dans les plus brefs délais  et de protéger son intégralité territoriale".

La France va mettre en place l'ébauche d'une démocratie avec : l'instauration des élections libres, réformer le système judiciaire, introduire le principe de la laïcité, mais la politique en vigueur allait avoir pour effet de favoriser les regroupements ethniques (Alaouites, Druzes, etc.) et aboutir à un découpage du territoire ne correspondant en rien aux réalités socioculturelles du terrain. Les historiens syriens reprochent toujours à la France la non ratification du Traité Vienot portant sur leur indépendance de 1936, et d'avoir cédé l'enclave d’Alexandrette (1939) aux Turcs en contrepartie de leur neutralité.

Le général Weygand nommé commandant de l'Armée du Levant, arrive à Beyrouth au mois d'août 39 avec pour mission de coordonner l'action des forces alliées sur les Balkans et l'Est méditerranéen, aire qui s'étend du Danube au Nil ! Le Groupement des Forces Mobiles du Levant compte deux brigades mixtes mal équipées et mal armées. La convention d'assistance passée avec la Turquie stipule la nécessité pour le corps expéditionnaire de protéger la région de Salonique, le 18 mai 40, Weygand est rappelé pour remplacer Gamelin. Le colonel de Larminat diffuse un tract invitant les troupes à ne pas accepter la défaite et à former un corps de volontaires qui rejoindra la Palestine afin de poursuivre le combat aux côtés des Britanniques. Les défections parmi l'Armée de Vichy seront suiviesde peu d'effet et le colonel frappé d'arrêt de forteresse. La lutte fratricide entre vichystes et gaullistes au Levant fera plusieurs centaines de morts et un millier de prisonniers.

Le conflit terminé, la France faisait admettre la Syrie et le Liban à l'ONU et commença à transférer la direction à des gouvernements locaux. Au mois de mai, des heurts éclatèrent avant de dégénérer en émeutes, la raison? la cession envisagée de bases navales et aériennes. Le bombardement de Damas par les Anglais fit plusieurs centaines de morts. Le 13 décembre, un accord entre la France et la Grande-Bretagne entraîna le regroupement des forces françaises au Liban et celui des Anglais en Syrie. Le 17 avril 1946 marquait le départ des Français après vingt-six années d"occupation au Levant et allait correspondre à la date de la fête nationale syrienne. Le départ des Français inquiétait au premier rang les populations chrétiennes du Liban, le gouvernement syrien ayant tôt fait d'ordonner la fermeture des écoles françaises, avant de se raviser au mois d'octobre.
La Syrie allait vivre une série de coups d'État. Le chef parti nationaliste au pouvoir, Khaled el Azem fut détrôné le 29 mars 49 par un putsch militaire, sans faire de victimes. L'armée, surtout après sa participation malheureuse en Palestine, était en perte de prestige. Le 14août, le colonel qui présidait aux destinées de la Syrie était assassiné par un militaire proche des partisans de la Grande Syrie. Le 19 décembre, voyait le retour de Khaled el Azem. la "valse" des sièges se poursuivie avec sept coups d'État en cinquante mois.

Le 10 juillet 1953, la Syrie se dotait d'une nouvelle constitution basée sur le régime présidentiel et une chambre des députés élue au suffrage universel. Le nouveau président était renversé le 25 février 1954 par un soulèvement militaire et n'eut droit d'alternative que l'exil. Le chef du parti nationaliste protesta contre la signature le 1° mars de l'accord avec l'Égypte ce qui eut pour effet de durcir les relations avec la Turquie. Les élections du 27 septembre et du 4 octobre 1955 évinçaient les conservateurs qui s'étaient montrés favorables au projet d'union syro-irakienne repoussé par la majorité des Syriens. Un nouvel accord fut conclu avec l'Égypte le 20 octobre 55 et Damas à l'exemple du Caire, négocia des traités commerciaux avec Moscou (23 novembre), Pékin (28 novembre), Bucarest (13 janvier 56). Lors de l'opération Mousquetaire de 56, c'est à dire le débarquement franco-anglais renforcé de l'armée israélienne en réponse à la nationalisation du canal de Suez par Nasser, Damas afficha sa solidarité en faisant saboter les pipe-lines de l'Irak Petroleum passant sur son territoire. Les Soviétiques, sous le prétexte d'apporter leur aide militaire et économique à l'Égypte, entendaient bien profiter de l'occasion pour mettre le pied dans la région et ne plus en repartir. La Syrie glissa dans l'orbite de Moscou et la pénétration russe dans la région allait s'affirmer de plus en plus. L'armée syrienne connut une véritable épuration et nombre d'officiers furent remplacés par des éléments pro-communistes.

Ces raccourcis géopolitiques nous éclairent sur la présence russe en Syrie qui entend bien y conserver sa base navale de Tartous située dans la région Alaouite, de se protéger de troubles dans les régions russes à majorité musulmanes. La décision du président François Hollande de faire procéder à des vols de reconnaissance suivis de frappes, n'accordant aucun crédit aux renseignements livrés par les Américains, sans toutefois vouloir servir les intérêts de Bachard al-Assad, semble ignorer les heurts violents des années quatre-vingt entre Alaouites (population minoritaires) et Sunnites, ces derniers espérant l'intervention de l'armée (conscription) à majorité sunnite pour chasser Assad. En 1979, soixante cadets Alaouites de l'Académie militaire étaient égorgés. L'ASL ou Armée syrienne de libération résulte de ce mouvement. Par ailleurs, la destruction du régime baasiste en Irak, ennemi juré de la Syrie et de l'Iran chiite n'a fait qu'amplifier les tensions régionales.

Au moment où les déserteurs syriens sont nombreux à se dissimuler parmi les réfugiés en route vers l'Europe, rappelons qu'un pays n'a jamais d'amis, seuls ses intérêts prévalent. L'amitié ne dure qu'un temps et le dicton ne nous dit pas s'il s'agit d'intérêts à court, moyen ou long terme... Fin septembre, le commandement des forces américaines au Moyen-Orient reconnaissait que des membres de l'ASL en cours d'instruction avaient remis 25% de leurs munitions et six pickups à al-Nosra en échange de leur passage... Le gouvernement américain semble n'avoir tiré aucun enseignement de ses combats contre ces peuplades. Les gouvernements américains successifs, responsables en partie de l'islamisation de l'Europe avec la complicité bienveillantes des gouvernements du vieux continent, semblent n'avoir tiré aucun enseignement de leurs combats contre ces peuplades. On en viendrait presque à regretter la doctrine de James Monroe : "Aux Européens le vieux continent, aux Américains le Nouveau Monde" de 1823.

La menace représentée par Daesh (al Nosra en Syrie) qui compte dans ses rangs de nombreux Irakiens, qui a fait de Raqqa la capitale du califat située à cheval entre la Syrie et l'Irak, étant jugée sérieuse, des hommes politiques des pays membres de la coalition, échaudés par les interventions en Irak et en Libye, déclarent qu'il revient aux pays de la région d'accompagner les frappes aériennes de la coalition par leurs troupes au sol, le président Vladimir Poutine proposant d'enterrer la "hache de guerre" et de monter une coalition élargie à l’armée d’Assad sans pour autant fumer ensemble le "calumet de la paix". Plutôt que de voir dans la situation un énième affrontement indirect de l'Occident contre la Russie, on peut y voir l'opportunité, pour l'Europe, de reprendre langue avec la Russie et pourquoi pas, faire un bout de chemin ensemble. Une chose semble certaine, ce n'est pas avec des frappes "chirurgicales" qu'on aboutira à un traitement curatif, pas même une rémission. Le mal a des métastases d'autant plus diffuses que l'on a tardé à l'enrayer dès l'apparition des premiers symptômes. Saura-t-on l'éradiquer définitivement ? Ironie de l'histoire, V.G d'Estaing propose "un mandat de l’ONU sur la Syrie, pour une durée de cinq ans (…) avec des forces militaires professionnelles venant des membres permanents du Conseil de sécurité". 

A SUIVRE

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vendredi 2 octobre 2015

LA TURQUIE, UNE ALLIÉE AMBIGUË


Mustapha Kemal (le Parfait), dit Atatürk, né en 1880 à Salonique d'extraction paysanne fut à l'avant-garde de son époque. Il réussit des transformations aussi radicales qu'impensables en quelques années seulement et dans un pays qui passait pour être traditionaliste. S'est-il inspiré de l'exemple de Pierre le Grand ? Cet ancien élève de l'École militaire promu capitaine en 1904 qui s'opposa à l'entrée en guerre de son pays au côté de l'Allemagne, la termina comme général en Mésopotamie.

Prince albanais chrétien qui repoussa les Turcs
La fin de la Première Guerre mondiale marque la chute et la refonte du régime ottoman hier allié de la Prusse. Le 13 novembre 1918, les troupes alliées installent leur administration à Istanbul, l'année suivante, les Français occupent les régions de gaziantep, d'Adana et de Marash, les Britanniques prennent pied dans les Dardanelles et à Samsun, tandis que les Italiens débarquent à Antalya, avec l'accord du sultan d'Istanbul, Mehmet VI. Au mois de mai 1919, les Grecs débarquent à Izmir avec l'intention d'annexer l'Anatolie occidentale. C'est Mustapha Kemal qui est chargé du côté Turc, du contrôle du désarmement, mais l'homme aspire en secret à mise sur pied d'un mouvement de résistance nationale contre l'occupant. Ce mouvement va non seulement viser l'occupation étrangère, mais également le pouvoir en place. Les Britanniques procèdent en réponse à des arrestations dans la ville d'Istanbul et déplacent les nationalistes interpellés sur l'île de Malte. Le 23 avril 1920, les États-Unis reconnaissent le gouvernement d'Arménie.

Les Turcs qui ne sont pas des Arabes mais originaires de l'Asie centrale, partagent avec ces derniers la religion islamique. Un docteur de la foi lança une fatwa condamnant Mustapha Kemal à mort et qui conférait un caractère religieux à l'assassinat des nationalistes. Ces derniers firent publier en retour des fatwas de muftis d'Anatolie qui annulaient tous les traités ou conventions signés à partir du 16 mars 1920, dont le Traité de Sèvres (10 août 1920) qui ramenait l'Empire ottoman aux limites des régions d'Istanbul et de l'Anatolie septentrionale, cédant les autres territoires aux alliés. La Turquie allait se tourner vers l'URSS (le Traité de Moscou sera signé le 16 mars 1921) afin de consolider son front oriental, ce qui lui permit de remporter une première victoire contre les Arméniens (3 décembre 1920).

Au mois d'août 1921, les kemalistes libéraient Ankara, en n'en évinçant les grecs, bientôt suivis du départ des Italiens d'Anatolie. Mustapha Kemal fut désigné "combattant de la foi religieuse". Un tournant se dessina lors de l'Assemblée nationale du 13 septembre 1920, il y fut question de délivrer le peuple du capitalisme et de l'impérialisme. Mustapha Kemal déclara dans son discours du 1 mars 1922 " Le peuple de Turquie forme un ensemble social uni par la race, la religion et la culture, dans lequel chacun est engagé par le respect mutuel, l'esprit de sacrifice, des intérêts et une destinée communs." L'Assemblée du 11 octobre 1922 mit fin à l'occupation alliée, et le sultanat aboli le 1 novembre 1922.

Les élections de 1923 marquent l'avènement de la République avec l'élection d'un Président et officialisent les associations de défense en parti politique. Au mois d'août, la nouvelle Assemblée ratifie le Traité de Lausanne et désigne au mois d'octobre Ankara, capitale de la Turquie. La République turque moderne se veut d'abord laïque à l'exemple de l'Occident. Le califat est définitivement aboli au mois de mars 1924, entraînant avec lui la disparition du ministère de la charia et celle des tribunaux religieux. Si l'islam reste cependant religion officielle de l'État, Mustapha Kemal proclame que " la religion est et reste une affaire individuelle." Une révolte vite réprimée en résulte, le parti progressiste est aboli l'année suivante.

On assiste à un renouveau culturel. Ataturk qui est favorable à l'adoption de : "la tenue internationale des peuples civilisés" va être l'artisan de l'émancipation des femmes : disparition de la robe turque et du voile couvrant leur visage - suppression de la polygamie - fin de la séparation des deux sexes dans les transports et les salles de spectacle - les femmes peuvent danser avec des étrangers - introduction du mariage et du divorce civils. L'abolition du port du fez fait son entrée. Les musulmans ne se découvrent pas à l'intérieur d'une mosquée et le fez ou la chechia, coiffe dépourvue de rebord, permet au fidèle de s'incliner face contre terre. Les réformes ne s'arrêtent pas là : introduction du nouveau calendrier - de l'alphabet latin - révision de la langue (turc moderne) - pénétration de la TSF dans les villages reculés - adoption du code civil suisse (1926) in extenso afin d'éviter d'interminables discussions (nos lecteurs pourront faire le lien avec notre article 49-3). La référence à l'islam disparaissait de la constitution en 1928 et avec elle : l'appel à la prière en arabe au profit de la langue en turc - suppression de la dîme - et le jour de repos est fixé au dimanche, contrairement à l'islam qui sanctifie le vendredi. Atatürk avait compris qu'une nation ne peut vraiment se maintenir qu'à travers le ciment de l'histoire. Les nouveaux manuels d'histoire allaient résumer plusieurs siècles, faisant remonter les ancêtres turcs aux Sumériens !

Ce qui peut nous sembler surprenant, c'est qu'une grande partie de la population adhéra sans ciller à ces bouleversements sans précédent, nous fournissant la preuve qu'un homme d'État décidé peut imposer sa volonté et faire procéder à des changements sociétaux sur un court laps de temps. Les hommes politiques français pourraient s'en inspirer pour introduire des réformes en adéquation avec le XXI° siècle et non se complaire dans d'anciennes datant pour nombre d'entre elles, du XIX°, voire du XVIII° siècle.
 

La Turquie bordée par : la Syrie, l'Irak, l'Iran, la Géorgie, l'Arménie, la mer noire et la mer Égée, la Bulgarie, la Grèce, va osciller au fil du temps, entre l'Occident, l'Eurasie et le proche-Orient, signe en 1925 un Traité d'amitié avec l'Union soviétique tout en se montrant conciliante envers l'Europe, notamment à l'égard de la Grande-Bretagne (droits pétroliers) et de la Grèce avec l'échange de population entre les deux pays en 1924. Elle signe en 1934 le Pacte balkanique avec : la Grèce, la Roumanie et la Yougoslavie, qui préserve les relations commerciales avec les anciens territoires de l'Empire ottoman. La Turquie va se rapprocher de la France et de la Grande-Bretagne, lorsque les Italiens vont montrer des intentions expansionnistes, et l'URSS y déployer son activité communiste. La Convention de Montreux (1937) qui autorise la Turquie à militariser les détroits jouxtant ses côtes va susciter les convoitises allemandes et italiennes. Atatürk s'éteignait le 10 novembre 1938, à l'aube de la Seconde Guerre mondiale.

L'enclave d'Alexandrette, province de Hatay située à la frontière syrienne, passa au mois de juillet 1939 à la Turquie qui s'empressa de signer un traité d'alliance et de défense avec la France et la Grande-Bretagne afin de se protéger de toute volonté d'accaparement soviétique. La pénétration des forces de l'Axe dans les Balkans en 1941 puis en URSS, ne manqua pas d'inquiéter la Turquie. L'Allemagne entendait obtenir le libre passage afin de permettre à ses troupes de rejoindre l'Irak, et elle souhaitait voir la Turquie rejoindre les forces de l'Axe. Si en 1914, le parti au pouvoir en Turquie avait choisi de rejoindre l'Allemagne, caressant le secret espoir de reconquérir les territoires perdus dans les Balkans en 1913, la Première Guerre mondiale terminée, les Turcs allaient rapidement déchanter au point d'oublier les territoires arabes perdus allant jusqu'au rejet du panarabisme et du panislamisme. Le 2 août 44, la Turquie se décidait à rompre ses relations diplomatiques avec l'Allemagne, sentant le vent tourner, elle déclarait la guerre à l'Allemagne le 23 février 45.

Au mois de mars 45, l'URSS dénonçait unilatéralement le traité d'amitié signé en 1925. Les Soviétiques exigèrent l'année suivante, la révision des accords de Montreux portant sur le contrôle des Détroits et sur les territoires bordant la mer Noire l'année suivante, doléances vivement repoussées par la Turquie qui tint son armée prête à une intervention militaire. La situation se maintint jusqu'à la déclaration de Truman qui promettait l'aide des États-Unis aux pays menacés par le communisme (la Turquie a rejoint l'OTAN en 1951). Il allait s'ensuivre, dans les décennies à venir, une partie de géopolitique dont les pays du Proche & Moyen Orients et ceux du Caucase, allaient devenir des pièces maîtresses et avoir des répercussions internationales en Occident et en Union soviétique puis en Russie.

A SUIVRE


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lundi 21 septembre 2015

LES BONNES FRONTIÈRES FONT LES BONS VOISINS


Les propos irresponsables de la chancelière du nouveau "Reich" déclarant que l'Allemagne se tenait prête d'accueillir un million de migrants avant de se raviser et de faire volte-face ont d'ores et déjà permis aux islamistes de remporter une première bataille. Ils ont réussi à semer la discorde dans l'espace Schengen qui a abouti au rétablissement des contrôles intérieurs et à une poussée des nationalismes. Les Affaires étrangères de plusieurs pays européens avaient averti, dès le mois de janvier, de l'arrivée possible de près d'un million de migrants, aucun gouvernement n'avait accordé la moindre attention à leur propos !

L'Allemagne enregistrait en une seule journée, plus de 6 000 migrants et 9 000 le lendemain, des milliers continuant d’affluer pour venir se masser devant les postes frontières séparant la Serbie de la Hongrie qui a érigé dans la hâte un réseau de ronces artificielles. Le 17 septembre, les autorités se décidaient à fermer « jusqu’à nouvel ordre » sept des huit passages frontaliers avec la Serbie. Les autorités croates qui ont annoncé qu'elles laisseraient le passage libre aux migrants afin de leur permettre de rejoindre l’Europe de l’Ouest, n'avaient pas envisagé l'effet d'aubaine ! Les Croates qui avaient estimé le nombre de migrants à 20 000 en deux semaines, virent ce chiffre atteint en trois jours. Le Frankfurter Allgemeine Zeitung a fait part de son soutien aux : Pays baltes, Pologne, Tchéquie, Slovaquie, Hongrie, Roumanie et Bulgarie, confrontés à la décision catastrophique prise par Merkel sans les avoir consultés. La Hongrie, gardienne des limes de l'espace Schengen a érigé une clôture de 175 km le long de sa frontière avec la Serbie, s'apprêtant à poser 41 kilomètres de clôture supplémentaire le long de sa frontière avec la Croatie. La rivière Drave, difficile à traverser, délimite les 330 kilomètres restants. La Direction du renseignement militaire (DRM) chargée d'informer les autorités militaires et civiles afin d'aider le gouvernement à prendre toutes décisions militaires, évalue à près d'un million le nombre de "migrants prêts à quitter l'autre rive de la Méditerranée " pour rejoindre l'Europe...

Les Européens qui s'offusquent de voir un pays membre de Schengen ériger des barbelés à ses frontières, savent-ils que l'Arabie Saoudite a dressé une clôture de 900 km à sa frontière avec l'Irak et constitué un mur fait de pipelinesremplis de béton à sa frontière avec le Yémen ? Le Koweït, 5° pays le plus riche du monde, a lui creusé une tranchée doublée d'une ceinture électrifiée sur ses 217 km de frontière avec l'Irak, que l'Égypte creuse des douves de 20 mètres de profondeur à sa frontière avec la bande Gaza ? Les mêmes ont-ils oublié que le gouvernement socialiste a permis lors du conflit d'Algérie, l'édification d'un barrage électrifié, renforcé de barbelés et de zones minées le long de la frontière algéro-tunisienne et algéro-marocaine ?

Imaginez la situation si l'Europe avait accueilli la Turquie comme État membre ? France 2 a diffusé un reportage tourné en caméra cachée dans lequel Madame la Consule honoraire de France en Turquie, propriétaire d'un magasin à Bodrum, ville d'où partent les migrants, reconnaît vendre de petites embarcations pneumatiques et des gilets de sauvetage aux candidats à l'immigration clandestine ! Si elle admet participer à un trafic d'êtres humains, elle assure que les autorités locales Turques y contribuent elles aussi.

Malgré la "bonne" intention déclarée d'Angela Merkel, il s'agit sans aucun doute d'une erreur, voire une mauvaise action. Les invasions territoriales ont toujours été suivies d'invasions spirituelles, jusqu'à menacer et dénaturer la culture et la vie locale. Les intentions des migrants et des réfugiés sont claires et sans ambages, ils déclarent quasiment tous vouloir : apprendre la langue - s'installer - inscrire leurs enfants à l'école - parlent d'une vie meilleure - de faire venir le reste de leur famille, intentions qui présentent toutes les caractéristiques d'une migration économique. Ironie de la situation, le 17 septembre, un Irakien au bénéfice du statut de réfugié politique poignardait une policière au cou dans le quartier de Berlin où des dizaines de tentes blanches avaient été dressées pour accueillir 600 réfugiés. L'individu déjà connu des services de police, selon la formule consacrée, avait cisaillé le matin même le bracelet électronique dont il était porteur, avant son passage à l'acte ! Rafik Mohammed Youssef bénéficiant du statut de réfugié politique, ne pouvait être expulsé. Personne ne semble relever le fait que nombre des réfugiés de guerre souffrent d'un syndrome post traumatique et tout ce que cela peut engendrer : coûts de santé - troubles à l'ordre public - crises de démence, etc.

L'Allemagne suivie de ses caniches germanophiles prompts à faire du chantage aux subventions à l'égard des pays européens qui refusent le diktat des quotas, oublie que ces pays n'ont pas bénéficié du plan Marshall et que leur gouvernement a été élu par leur population. S'ils ont des comptes à rendre, ce sont avant tout à leur population. D'autre part, si les peuples européens sont le résultat eux aussi de migrations, celles-ci sont venues du nord et de l'est du continent et toutes ces populations sont devenues chrétiennes.L'histoire des invasions est longue et confuse : les Germains, les Goths, les Vandales, les Burgonds, les Francs, les Alamans, les Suèves, etc., se sont établis au cours du V° siècle en Europe pour n'en plus bouger. L'Empire Byzantin qui est situé à l'intersection de l'Europe et de l'Orient contrôle l'accès aux grandes voies de communications d'alors. L'Église byzantine dont la langue était le grec et non pas le latin, ne tarda pas à marquer sa différence, ce qui allait entraver son évolution et l’entraîner au début du VI° siècle vers l'Orient. A peine la monarchie franque est-elle constituée, qu'une invasion menace l'Europe, celle des Mahométans. Tout comme les Huns furent repoussés en Gaule par les guerriers Francs, les nouveaux envahisseurs le sont à leur tour à Poitiers en 732. L'unité de l'Occident est concrétisée en l'an 800 avec le couronnement de Charlemagne le jour de la Noël. L'empire comprend la Gaule, l'"Italie" et toute la Germanie occidentale, pays qui pèsent encore lourdement sur la destinée de l'Europe actuelle.

Concomitant, les Slaves pénétraient dans les Balkans pour s'établir en Dalmatie, en Macédoine, et en Grèce. Au IX° siècle, les Hongrois, peuple d'origine asiatique, se heurtent aux Bulgares. Le XII° siècle voit la création d'un grand État serbe (1188) et de l'État vlaquo-bulgare (1194). Les Bulgares, les Serbes, les Moraves vont adopter la religion byzantine (orthodoxe). L'Europe bien que morcelée, est profondément chrétienne et peut pour sa défense compter sur la chevalerie qui sera décimée en affrontements fratricides. Si à plusieurs reprises, l'empire byzantin repoussa victorieusement les invasions barbares contribuant ainsi à sauver l'Europe, les Chrétiens d'Orient restent séparés, en raison du schisme, des Chrétiens de l'Église de Rome qui a toujours manifesté à leur égard de peu d'attention. Au début du XIV° siècle, Philippe Le Bel s'oppose au Pape qu'il déclare hérétique. Partout en Europe, l'autorité du souverain pontife français Clément V désigné par Philippe Le Bel est tenue en échec et les richesses amassées par le pape d'Avignon soulèvent l'indignation. Le royaume de France proclame la "soustraction d'obédience" en 1398 afin de se séparer de son pape d'Avignon.

En 1382 a surgit un mouvement populaire de révolte (les Maillotins) en réaction au conflit entre le nord et le sud de la France, et des Armagnacs contre les Bourguignons. La populace et la bourgeoisie hurlent leur haine des partis et réclament l'abolition des impôts. La guerre civile sévit. Les Cabochiens s'emparent de la Bastille et massacrent tous prisonniers armagnacs. La vengeance des Arnagnacs sera terrible.

Il faut attendre 1415 pour voir le Saint-Siège disposer d'un Pape unique et qui doit se soumettre aux décisions de l'assemblée, cette dernière va proclamer la nécessité d'une réforme de l'Église. La France et l'Allemagne profitent de la discorde entre Rome et le Concile pour consacrer l'indépendance de leur couronne à l'égard du Saint-Siège. En Allemagne et en Autriche, les populations vivent dans de petits États morcelés où règne la plus complète anarchie. Pendant plus d'un siècle, la maison de Luxembourg (les Hohenzollern) a occupé le trône sans se soucier de la restauration de l'autorité impériale. Son successeur, la maison des Habsbourg, qui contrôle l'archiduché d'Autriche, le Tyrol, la Bohême, et une partie des Pays Bas, restera empêtrée dans la guerre de Trente ans, les invasions ottomanes, les traités de Westphalie. La Hongrie qui aspirait à l'indépendance et pensait lier son sort à celui de la Pologne, passe de mauvaise grâce sous la domination des Habsbourg.

L'Europe du XVI° siècle va se diviser en deux camps, catholiques et protestants vont s’entre déchirer durant près d'un siècle. La France connue 8 guerres de religion. La guerre de Trente ans (1618.1678) limita le pouvoir des Habsbourg et le traité de Westphalie (1648) rendis possible la naissance d'États européens modernes. Le centre de d'Allemagne échappait au contrôle du Saint Empire constitué d'un agrégats de principautés et de villes indépendantes. Le statut d'État indépendant fut reconnu à la Bavière, à la Saxe et au Brandebourg (la Prusse). Au XVIII° siècle, Frédéric II, roi de Prusse, s'empare sans crier gare! de la Silésie autrichienne. 

Napoléon abdique le 11 avril 1814 et signe le Traité de Fontainebleau, s'adressant à sa vieille garde il leur déclare : "J'aurais pu pendant trois ans livrer la guerre civile, mais la France n'en eut été que plus malheureuse et sans aucun résultat. Les puissances alliées (NdA: Angleterre, Autriche, Prusse, Russie) présentaient toutes l'Europe liguée contre nous." Lorsque napoléon passe par la Provence avant de rejoindre l’île d'Elbe, il est conspué par la foule : " A mort l'Empereur ! A bas le tyran." Il est contraint de poursuivre son trajet incognito, d'enfiler la tenue d'un cocher et de monter un cheval de poste jusqu'à Aix, où il emprunte la tenue d'un soldat avant de poursuivre son voyage vers l'exil.

Bismarck souhaite l'édification d'une Petite Allemagne, ce qui va conduire à l'annexion des Etats de l'Allemagne du Nord alliés de l'Autriche (1866), avant de jeter son dévolu sur l'Alsace et une partie de la Lorraine. Cela va mener à la guerre Franco-prussienne de 1870, aboutir à la chute du second Empire et à la naissance du mouvement ouvrier (les communards). Ces actes prédateurs vont révéler à toute l'Europe qu'une nouvelle puissance militaire et industrielle vient d'émerger et avec laquelle il faudra désormais compter. Autres événements marquant de ce siècle, l'arrivée de la Russie sur l'échiquier européen et le triomphe des nationalités.

Le pangermanisme est apparu en réaction à la domination napoléonienne et à l'éclatement du Saint-Empire romain germanique au début du XIX° siècle. Il tend à regrouper sous une même autorité les peuples d'origine germanique au delà des régions d'appartenance (la Confédération germanique fut crée en 1815). Son centre de gravité porte sur les fleuves : le Rhin, le Danube, l'Ober, et des territoires : l'Allemagne, l'Alsace, l'Autriche, les Balkans, la Belgique, les Flandres, la Franche-Comté, la Lorraine, la Suisse alémanique, les Pays-Bas, la Pologne, dans le dessein de voir se constituer la "Grande-Allemagne". La politique expansionniste aura des visées, non seulement européennes, mais aussi vers l'est et le continent africain. La défaite de 1918 et l'éclatement de l'Empire austro-hongrois vont donner de nouvelles raisons au pangermanisme, celle de la revanche assortie d'une des idéologies mortifère, le nazisme et les conquêtes territoriales. Le III° Reich va connaitre son apogée avec l'annexion des Sudètes, l'Anschulss, de l'Alsace et de la Lorraine et d'une partie de la Transylvanie.

La guerre terminée, les populations européennes ignorent que leur sort a été scellé en février 45 lors de la signature du traité de Yalta signé par Churchill, Truman et Staline. L'URSS, avec l'appui des partis communistes locaux, eut tôt fait d'enlever l'influence des États qu'occupaient l'Armée rouge. La Bulgarie - Roumanie - Hongrie - Pologne - Albanie (48) - Tchécoslovaquie - la RDA (octobre 49), allaient constituer un glacis de pays satellites européens.

La République fédérale allemande va grâce au plan Marshall et au fait que les alliés aient renoncé à percevoir les dommages de guerre, se redresser rapidement. En 1952, l'excédent commercial est de 0.8 milliards de marks, en 1956 il atteint 3 milliards, et les réserves monétaires se montent à 1800 milliards de francs. Le DM est une des devises les plus fortes du monde ! Le revenu national est de 147 milliards de marks. Cette progression est en partie aussi dû à l'essor économique, à la qualité des travailleurs allemands, à la stabilité du gouvernement et à une économie libérale qui a permis d'améliorer la productivité et compétitivité. Après être passé en très peu de temps d'une soixantaine de pays à près de deux cents, ces quelques raccourcis historico-géostratégiques nous confirment la sagesse du dicton populaire : " Chacun chez soi et les vaches seront bien gardées."


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samedi 12 septembre 2015

LA FUITE EN AVANT !


" Le ventre fécond de nos femmes nous permettra de conquérir l’Europe et le Monde. Des millions d’hommes quitteront l’hémisphère sud pour aller dans l’hémisphère nord. Ils n’iront pas en tant qu’amis. Ils iront pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant avec leurs fils. C’est le ventre de nos femmes qui nous donnera la victoire." (Houari Boumediene 1974).

Après la déclaration de la chancelière allemande annonçant que l'Allemagne était disposée à accueillir 800 000 migrants sur deux années (24 000 pour la France), plus de 14 000 requérants d'asile jusqu'alors bloqués en Hongrie arrivaient en Allemagne au cours du week-end du 5 au 6 août 2015 ; le quotidien Frankfurter Allegemeine Zeitung a évalué le coût de cet accueil à 10 milliards d'euros pour l'année 2015. S'il s'agit seulement du nombre de réfugiés, sachant que 75% des migrants sont déboutés du droit d'asile, cela représente plus de 3 millions d'individus qui vont pouvoir sillonner Europa !

Le mercredi 9 septembre, les autorités hongroises ont interpellé 3.321 migrants en une seule journée, portant à plus de 22.000 réfugiés ayant transité par la Hongrie depuis le début du mois ! Zoltan Nogradi, le maire d'un village proche de la frontière serbe : «On n'est pas près d'en voir la fin! Depuis les encouragements de Mme Merkel, on dirait qu'ils sont chaque jour plus nombreux.» Voilà de quoi ébranler les frontières de Schengen mieux que ne l'ont fait les trompettes de Jéricho du pays de Canan. Les flux pourraient se poursuivre pendant une dizaine d'années. Des centres d'accueil et des mosquées sont incendiés sans que la presse n'en parle ! Certains pensent que l'incendie criminel qui a ravagé la région de Menton (9 septembre 2015) est une diversion afin de faciliter le passage de la frontière en d'autres endroits, à moins qu'il ne s'agisse d'actes apparentés à un conflit de l'ombre qui n'ose pas dire son nom.

L'immigration n’est pas « une chance pour la France », elle serait plutôt un fardeau économique puis un fléau culturel avant de se transformer en fossoyeur civilisationnel. Les Français, à plus de 70 %, pensent qu’il y a trop d’étrangers en France (Ipsos). Des pays ont déjà fermé leurs frontières, d'autres érigent des murs, envoient la troupe, quant à la Russie, la Chine, l'Inde, le Japon, etc., pensez-vous que l'immigration en force y soit possible ? Question subsidiaire, citez une association semblable à celle des Droits de l’Homme en Arabie Saoudite ou aux Émirats ? Si ces migrants sont victimes d'ostracisme, la faute en incombe en partie aux Maghrébins qui se rendent coupables de méfaits inqualifiables en défrayant la rubrique des faits divers et qui se disent Arabes. Ce peuple arabo-musulman oublie qu'il a été colonisé par les Arabes et que ces derniers n'entendent surtout pas être confondus avec eux, mais l'assimilation langagière les loge à la même enseigne. D'autre part, les Syriens n'ont pas oublié le temps du protectorat français qui a duré plusieurs décennies, ni les Européens leur implication dans la dévastation du Liban.

Parmi les réfugiés figurent des Érythréens, des Soudanais, des Iraniens, des Égyptiens, des Tunisiens, des Pakistanais, etc. alors que certains de ces pays ne sont pas en guerre... D'autres se disent affamés alors qu'ils sont "gras comme des moines" et que leurs femmes exhibent leur "joncaille". Voilà que se dessine une nouvelle lutte des classes. Les pauvres restés sur place où qui croupissent dans des camps peuvent "crever". Pour les autres, les frontières européennes n'existent tout simplement pas. Ils considèrent l'Europe comme leurs pâturages et entendent pouvoir s'y déplacer comme au temps des caravanes. Connaissez-vous un pays du proche ou moyen Orient : Arabie Saoudite - Koweït - Oman - Qatar, etc., ou africain qui tolérerait de voir des blancs & chrétiens débarquer en masse sur son sol ? alors qu'eux trouvent normal de venir s’installer chez nous en enfonçant les frontières ! Désolés, nous ne sommes plus un peuple de bergers nomades. Pour nous déplacer légalement, nous disposons d'un document de voyage : une carte nationale d'identité ou d'un passeport. La "vache et le prisonnier" était une autre histoire, à moins d'y voir une fable moderne du couple franco-allemand.

Cette générosité germanique n'est pas totalement désintéressée, elle est à la fois d'ordre psychologique et pragmatique. L'Allemagne est culpabilisée par son passé nazi, des millions de morts et des millions de personnes déplacées à travers l'Europe dont certaines colonnes furent mitraillées par les Stukas ; si ces migrants voient l'Allemagne comme un nouvel eldorado, ce pays connaît un manque de main d'œuvre dans l'industrie, l’artisanat, la santé, l'hôtellerie, estimé à 140 000 postes. L'Allemagne pense ainsi d'abord s'aider elle-même par la mise en place d'une nouvelle forme de Service du Travail Optimal dont l'ancêtre fut le Service du Travail Obligatoire. Le migrant sera devenu captif d'un système subi et non plus choisi. Le député des hauts-de Seine Patrick Devedjian d'ironiser : les Allemands "nous ont pris nos juifs, ils nous rendent des Arabes"

L'ancien ministre de l'intérieur Hans-Peter Friedrich à déclaré : "Nous avons perdu le contrôle de la situation » et il a mis en garde contre les « conséquences dramatiques » de cette « erreur politique sans précédent ». Pour le ministre bavarois des Finances Markus Soder : « Si cette année le nombre des migrants qui viennent chercher refuge dans notre pays est plus important que celui des naissances, cela risque d'avoir des conséquences sur l'équilibre culturel de notre société. » Si les Allemands et les Autrichiens veulent se tirer une balle dans le pied où ailleurs, c'est leur problème, nous ne sommes pas obligés de les imiter.

La dépense totale pour la France pourrait  s'élever, compte tenu du nombre grandissant de migrants qui arrivent, à près de quatre milliards d’euros. Un rapport de la Cour des comptes (2013) estimait qu’il fallait compter un peu plus de 13 000 € par réfugié avant qu’il obtienne le droit d’asile. Quant aux coûts des déboutés et ils sont nombreux, ils coûteraient près de 5 500 € par personne. Aux 336 € de l'allocation temporaire accordée chaque mois, s’ajoutent : la couverture maladie - l'hébergement d’urgence - la scolarité - les billets de retour pour ceux qui sont reconduits dans leur pays d'origine. Et il ne s'agit que des coûts visibles. Un rapport de la Cour des comptes commandé par Philippe Séguin (2004), affirmait qu’un calcul global, précis et exhaustif du coût de l’immigration était techniquement impossible.

Il y a 25 ans, les autorités hongroises ouvraient une brèche pour laisser passer des flots d"Ossies" (Allemands de l'Est) désireux de rejoindre l'Allemagne de l'Ouest via la Bavière. La disparition de la RDA qui a permis à l'Allemagne de renforcer sa population de près de 20 % n'a eu aucune incidence positive sur l'emploi ! Comment s'en sortiront-ils avec des dizaines de milliers de migrants supplémentaires ? Nous sommes en présence d'une chausse-trappe. La démographie et l'emploi restent un des phénomènes économiques des plus ardus que la société se doit d'affronter. La diminution de la natalité et l'accroissement de l'espérance de vie de ces quarante dernières années ont eu pour effet un décalage démographique accentué, certains hommes politiques préconisent le recours à l'immigration économique pour redresser la situation.

Posons-nous la question de savoir pourquoi le déclin de la natalité : choix des femmes à procréer tardivement - crainte de ne pouvoir offrir à leur progéniture un avenir radieux - la crainte de perdre son emploi - le manque de structures d'accueil - l'accès aux logements - la contraception, etc. Le renfort de l’immigration d'une population jeune ne peut avoir une incidence que sur la fécondité en "gonflant" artificiellement la basse de la pyramide des âges. L'immigration pour combler la chute de la natalité ne saurait représenter une solution viable puisqu'elle génèrera à terme une sur représentation des retraités comme cela fut le cas pour le Baby boom. Les pensions devront être financées par de nouvelles arrivées massives d'immigrants. Un tel raisonnement s'accompagne d'une prise de risques importante. C'est le chien qui se mord la queue. Le cœur du problème n'est pas seulement le nombre de retraités, mais le nombre d'inactifs par rapport à la population active qui supporte l'impôt.

Le chômage n'est plus un réservoir de main d'œuvre, mais une véritable camisole pour indigents et un argument électoral pour les élus. Une entreprise peut embaucher, gagner de l'argent et en perdre à la marge, notion d'économie qui semble incomprise des syndicats. cela revient à créer du chômage et une baisse du niveau de vie. Soutenir des entreprises fortement défaillantes pour maintenir l'emploi a toujours conduit à des désastres. Que faire d'une main d'œuvre sans croissance ? "Si on paie ceux qui ne travaillent pas et si on impose ceux qui travaillent, il ne faut pas s'étonner de voir le chômage augmenter." (Milton Friedman).

Toute une population est plongée dans l'angoisse de l'avenir, bientôt, les étudiants et stagiaires devront payer pour travailler... En France, comme au Vatican, une moitié travaille l'autre prie... La prise de risques ne rapporte rien du tout et mieux vaut ne pas en prendre du tout. Seuls ceux sachant se contenter de peu et adeptes de la décroissance resteront en mesure de vivre des aides (AME, ALE, CMU, CAF, etc.), à condition de taire le droit à la paresse et de dissimuler leurs jobs au noir aux impôts ; du moins, jusqu'au jour où l'épicerie solidaire France fera banqueroute suite à une croissance des dépenses supérieures à ses recettes (impôts).

Pourquoi devrions-nous toujours gagner des points de PIB sinon pour rembourser une dette abyssale et payer la masse salariale des fonctionnaires qui représente 13% du PIB... D'ici à la fin du siècle, 4,4 milliards d'Africains devraient peupler la terre, soit quatre fois plus qu'aujourd'hui. Nous vivons dans un monde fini, les prévisionnistes s'accordent à dire que d'ici 2050, la planète aura atteint son seuil maximum d'individus, à savoir près de 12 milliards, la France 72 millions. Prenons l'exemple d'un pays qui connait une diminution de croissance faible, cela ne saurait signifier une baisse du niveau de vie. Comme il y a moins de bouches à nourrir, il y a besoin de moins de richesse. Derrière une apparente humanité se cache une mentalité coloniale à l'encontre des immigrés que nous allons devoir assimiler, leur apprendre notre langue, les instruire, leur prodiguer les soins que requière leur état de santé souvent délabré, sans oublier la trique pour les délinquants, car toute immigration a généré une basse pègre qui est plus à redouter par la population, que la haute pègre ou grand banditisme qui représente un danger pour la société dans son ensemble.

Le Haut-commissariat aux réfugiés a demandé la répartition d'au moins 200 000 demandeurs d'asile dans l'UE ; le Premier ministre suédois s'est rallié à l'idée d'un système de quotas "permanent et obligatoire" faisant mine d'ignorer que la majorité de la population ne souhaite pas voir de nouveaux immigrés s'installer dans leur pays. Des responsables de l'humanitaire sont montés au créneau pour faire remarquer : "En France, nous avons 140 000 SDF dont un quart d'enfants qui dorment dehors", de s'offusquer que des migrants soient les premiers logés. Pour quelles obscures raisons ces migrants ne vont-ils pas s'installer au : Koweït, Qatar, Arabie-Unie, où dans les Émirats, pays riches dont ils partagent peu ou prou le même fond culturel ? Aucun Arabes propriétaires d'un grand hôtel dans les beaux quartiers des capitales européennes n'a proposé d'y loger ses frères ou coreligionnaires ?

L'homme d'affaires égyptien, Naguib Sawiris a proposé à la Grèce et à l'Italie de lui vendre une île : "je déclarerai son indépendance, accueillerai les migrants, et leur fournirai des emplois grâce à la construction de leur nouveau pays. (...) Bien sûr que c'est faisable. Vous avez des dizaines d'îles qui sont désertes et qui pourraient accueillir des centaines de milliers de réfugiés." La somme proposée pour l'achat d'une île : " Entre 10 et 100 millions de dollars." (...) D'expliquer son plan d'action : "des abris temporaires pour loger les gens, puis vous commencez à employer ces gens pour construire des logements, des écoles, des universités, des hôpitaux. (...). Et, si la situation s'améliore, celui qui veut rentrer [chez lui] peut le faire." En clair, déposséder un État souverain d'une partie de son territoire pour y bâtir un nouvel État au sein de la Mare Nostrum.

Les prescripteurs "immigrationnistes" sont de la même veine que celle des colons et pour certains des esclavagistes. Ne sommes-nous pas confrontés à une forme de colonisation à fronts renversés ? La politique de Michel Debré initiée en 1963 faisant suite à l’ordonnance d’octobre 1960 sur la conduite de la politique migratoire (et une politique nataliste), s'est soldée par bien des drames humains, le déracinement d'enfants Réunionnais, Malgaches et Antillais. Qu'importe ! ces hommes politiques à gauche comme à droite ne seront plus là pour rendre compte de leur méfait, soit ils auront perdu leur mandat, soit ils seront décédés. Seul l'ancien président Valery Giscard d'Estaing, l'initiateur du regroupement familial en 1976 a fait son mea-culpa.

Il ne vous aura pas échappé que depuis la construction européenne, il ne s'agit rien de moins que de bâtir et de renforcer un État européen et fédéral. Les récentes élections en Grèce nous ont démontré qu'un peuple n'est plus maitre de son avenir. L'Europe dirigiste est devenue une fourche caudine s'opposant à tout changement. Des électeurs, toujours de plus en plus nombreux, ont compris qu'ont les a dépossédé du "pouvoir" des urnes. Une bonne partie ne prend plus la peine de se rendre aux urnes électorales ayant associé celles-ci avec les urnes funéraires. Un "enterrement de première" pour la vie politique. Nous sommes victimes d'un coup d'État permanent silencieux puisqu'une directive européenne prévaut sur une loi du parlement ! Les diktats européens faisant suite aux phénomènes migratoires laissent à craindre un début de balkanisation d'États d'Europe centrale, voire une situation pré-révolutionnaire.

Nous avons perdu notre souveraineté et aucun Français ne devrait se satisfaire d'un appauvrissement national. Le but de l'économie nationale se doit à redevenir la transmission de richesses à nos enfants. Selon un sondage Ipsos du mois de juin, 63% d'enfants craignent de devenir pauvres et 66% qu'il leur sera "difficile" de trouver un emploi... Quels héritages allons-nous leur abandonner ? Le couple franco-allemand ressemble de plus en plus aux Dupont d'Hergé. Il semble avoir repris à son compte la phrase du maréchal de Mac-Mahon : "Hier nous étions au bord du gouffre, aujourd'hui nous avons fait un grand pas en avant. "


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dimanche 6 septembre 2015


EUROPE ASSIÉGÉE - STOP - ATTENDONS INSTRUCTIONS - STOP -



Sept mille migrants sont arrivés aux portes de la Serbie pour la seule journée du 23 août 2015
après avoir traversé : la Grèce et la Macédoine en direction de l'Europe occidentale. Quatre jours tard, le gouvernement hongrois dépêchait 2000 policiers à la frontière et se devait de fermer la gare centrale de Budapest submergée par l'arrivée de flots continus de migrants clandestins qui exigeaient d'embarquer à bord des trains à destination de l'Autriche et de l'Allemagne, tandis qu'en France le trafic ferroviaire empruntant le tunnel sous la Manche était suspendu ! Comme l'a dit le poète "ce qui fut sera." On rejoue à guichets fermés la même scène qu'il y a plusieurs siècles !


Petits rappels aux oublieux qui n'ont rien retenu de l'histoire. Avec la prise de Constantinople par les Turcs en 1453, les Occidentaux sont menacés par l'Empire ottoman qui domine un vaste territoire qui s'étend du Maghreb à l'Asie mineure et à une partie des Balkans ; En 1371, les Turcs ont vaincus, les Serbes à Maritza leur laissant le passage vers la Macédoine serbe jusqu'au-delà du Vadar ; la Bulgarie conquise, la Valachie est écrasée en 1395. Depuis l'antiquité, la mer méditerranéenne est le berceau de la civilisation occidentale. Au mois de juin 1570, la République de Venise appelle à l'aide pour contenir l'invasion des Ottomans sur l'île de Chypre. Les Chrétiens remporteront au mois d'octobre 1571 une bataille restée célèbre, la victoire de Lépante. Ce ne sera qu'un moment de répit, car au début du XVII° siècle, les Ottomans sont aux prises avec les Perses (1606-1639). En 1661, la Transylvanie et la Hongrie sont envahies ; en 1669 c'est la Crête qui tombe ; en 1672, la Pologne perd la Podolie et quatre années plus tard l'Ukraine. L'avancée ottomane est finalement bloquée et fixée en 1683 à Vienne. Les Turcs renoncent à la plus grande partie de la Hongrie au bénéfice des Habsbourg.

Une immigration non maitrisée ou indésirée compromet l'avenir des générations futures : " un immigré c'est quelqu'un qui n'a rien appris et qui n'a rien oublié de son passé" (général Bonaparte). La nation se doit à être défendue sur tous les fronts : militaire, économique, politique, culturel, etc. Si on conçoit que l'introduction d'une nouvelle espèce animale ou végétale puisse bouleverser un écosystème, voire conduire à la prolifération d'une espèce et à l'extinction d'une autre, pourquoi en serait-il différent pour les ethnies humaines ? L'homme comme n'importe quel animal, défend son territoire, il ne faut donc pas s'étonner de voir l'immigration produire un "effet retour" similaire à la loi physique de l'action-réaction de Newton. Ces effets directs ou indirects constituent des enjeux nationaux et internationaux. Les flux migratoires répondent à une réalité complexe : économique - politique - climatique - historique - médicale, etc. Sans vouloir tomber dans les clichés de la globalisation, l'immigration croissante et constante représente un risque majeur et anxiogène pour la population dont la qualité de vie se définit en termes : économiques, sociaux, de santé, de sécurité, et culturels. Si la colonisation de l'Afrique et des pays du Maghreb a eu des effets nocifs à l'encontre de la population autochtone de souche, pourquoi n'en irait-il pas de même à notre égard ?

En 1960, le club de Rome activait la "pré-alarme" en parlant d'"explosion démographique" en annonçant que : la population mondiale de 5,5 milliards passerait à 10 milliards en 2050 pour se stabiliser aux alentours de 13 milliards un siècle plus tard. En Afrique noire subsaharienne ou blanche, la pression démographique contribue à la constitution d'une force non-négligeable à la base des révoltes (printemps arabes) et avec laquelle il va nous falloir compter si on ne veut pas voir s'installer un déferlement migratoire incontrôlable et sans précédent. Un chiffre, la population mondiale a autant augmenté sur les soixante dernières années qu'au cours des 2,5 millions d'années qui nous séparent d'homo-erectus !

La malnutrition touche de plus en plus de ressortissants européens, et pour cause, si un potager de mille mètres carrés suffit à nourrir une famille, il ne peut suffire à assurer la subsistance de plusieurs familles. Doit-on continuer à déshabiller Paul pour habiller Jacques et accroître les inégalités sociales ? Autre risque, celui de santé publique avec la résurgence de maladies que l'on pensait quasiment éradiquées. Nos hôpitaux sont contaminés par des souches venant d'ailleurs et pour lesquelles nous ne possédons pas ou plus les médicaments...

"État" islamique et consorts ont très vite compris qu'en semant l'effroi parmi les populations, ils annihilaient l'esprit de défense, qu'ils réduisaient le nombre de leurs adversaires potentiels, et qu'ils contribuaient ainsi à des déplacements de populations musulmanes en direction de l'Europe, fuite de nature à constituer une immigration de population. On se pose rarement la question de savoir comment ces personnes on réuni leur viatique, plusieurs milliers d'euros, alors que le salaire moyen de leur pays d'origine est d'une centaine de dollars et que certains ne sont pas en guerre ? Les mouvements de populations engendrent divers délits : êtres humains, drogue, faux papiers, armes, financiers, déchets à risques, la corruption, les adoptions fictives, etc., qui profitent à de puissantes organisations criminelles. Il ne faut pas s'attendre de la part des immigrés accueillis qu'ils nous manifestent une quelconque reconnaissance pour l'hospitalité offerte ni leur implication comme informateurs de nos services pour combattre ces fléaux.

Les investigations judiciaires présentent des difficultés particulières, l'individu qui se rend auteur d'une infraction ou d'un délit n'opère jamais seul, il représente le maillon d'une chaine criminelle. L'interpeller ne met pas fin à l'activité. L'individu est vite remplacé par un autre. La situation n'est pas insoluble, mais je n'en dirai pas plus, il y a des choses qui doivent rester dans l'ombre de la guerre secrète. Cette criminalité est transfrontières et pluri-ethniques comme l'illustre l'exemple suivant. Le tribunal de Nice a jugé au mois d'aout 2015 un Ukrainien âgé de 36 ans domicilié à Tolède (Espagne) qui avait été interpelé à la sortie d'une bretelle de l'A8 à 2h45 (la nuit et pour éviter le péage autoroutier de la Turbie) en provenance de Brescia (Italie), transportant quatre Pakistanais qui ne parlaient que l'ourdou (ce qui laisse à supposer qu'ils n'ont fait aucune étude) pour le compte d'une entreprise basée en Allemagne !

La disparition de l'Union soviétique et de la structure économico-politique qui l'entourait a contribué à bouleverser et à déstabiliser l'Europe occidentale. L'attaque de la République fédérale de Yougoslavie sans résolution des Nations-Unies a eu pour effet de faire sauter le verrou balkanique, de répandre l'islam, et de faciliter la pénétration musulmane au cœur de l'Europe entraînant dans son sillage divers trafics. La disparition de l'ex RFY, les scories en Tchétchénie et autres républiques du Caucase restent fortement liées à la géopolitique Américaine désireuse d'abattre le communisme en armant les guerriers du prophète. Le remède pour l'Europe risque bien d'être pire que le mal.

EUROPA EST TOMBÉE - STOP - COMBATS SPORADIQUES - TERMINÉ -


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mercredi 26 août 2015

LA POPULATION EST-ELLE SEMBLABLE A
LA CHÈVRE ATTACHÉE A UN POTEAU ? 

L'hyperviolence a un coût, celui représenté par : les pertes en vies humaines - les coûts de santé (soins médicaux, infirmiers, psychologiques, de rééducation) - les coûts d'investigations - les coûts de justice - les coûts d'incarcération (100 euros / jour) - le coût pour les assurances - la perte de gain pour les salariés, les entreprises, les cotisations sociales - les coûts de la prévention - les surcoûts engendrés, sans oublier le chagrin des familles ni les répercussions d'une situation anxiogène sur toute la population. L'impact financier est considérable, il doit représenter un coût de plusieurs millions d'euros pour la collectivité, c'est à dire pour le contribuable.

Il est anormal d'entendre des hommes politiques dire qu'il va falloir s'habituer avec le risque d'assassinats de masse. Si l'État est incapable d'assurer la sûreté et la sécurité de ses citoyens et celle des ressortissants sur son territoire, qu'il leur donne au moins le moyen de défendre la vie des leurs et celle de leurs concitoyens dans le cadre de la légitime défense de soi ou d'autrui. Ce n'est pas un numéro vert, le 3117, qui entravera une action en cours de déroulement et on ne peut toujours compter sur une présence providentielle pour terrasser un dévot. Les Américains si souvent décriés,  s'inspirant du système AMBER, réfléchissent à un système d'alerte avec un "pop-up" sur l'écran et vibrations du téléphone cellulaire pour avertir d'un danger imminent. Imaginons un instant que l'assassin, juste avant de commettre son crime, active un brouilleur de téléphone cellulaire ? Plus moyen d'alerter qui que ce soit ou de recevoir un message ! 

Les contre-mesures doivent être revues et de nouvelles appliquées sans oublier celles tombées en désuétude... Ces hommes et ces femmes représentent un danger, tant par leur cause, par le nombre de leur présence, que leur recours à des moyens perfides. Que penser de "réfugiés" qui ont détruit leurs papiers d'identité et qui maculent l'extrémité de leurs doigts avec de la colle pour fausser la prise d'empreinte afin de ne pouvoir être identifiés ! Une chose est certaine, nous ne sommes pas confrontés à des réfugiés de bonne foi et encore moins à des enfants de cœur.  La lutte se déroule à armes inégales et dans des conditions désavantageuses pour nous. L'ennemi est : rusé - sournois - fourbe - hypocrite et sans scrupule. Les missions de la DGSI et de la DGSE sont sans fin, aussitôt qu'un "problème" est réglé qu'un autre surgit.  

En France, les biens sont mieux protégés juridiquement que la vie humaine, au point que certains se demandent ce qu'ils feraient en cas d'attaque imminente alors que toute hésitation peut faire la différence entre la vie et la mort, comme est venu nous le rappeler l'épisode survenu dans le TGV Thallys (août 2015) où un véritable massacre a pu être évité par la présence d'esprit et le courage de quelques passagers résolus. Le surlendemain, un jeune homme surpris à bord du TGV Strasbourg-Roissy-Charles-de-Gaulle sans titre de transport a menacé : « Je vais tout faire exploser » (...) « La France entendra parler de moi. Je vais tous vous égorger » avant d'être maitrisé par un agent SNCF aidé de plusieurs passagers.

Si la France semble avoir connu ces derniers temps une série chanceuse : un criminel qui se tire une balle dans la jambe, un autre qui après avoir tout de même décapité son employeur, échoue à faire exploser des bouteilles contenant de l’acétylène, le raté de la mise à feu d'une charge devant entraîner l'explosion d'une cuve de matière inflammable, connaîtra-t-elle dans le futur la même" veine" ? L'amateurisme des individus interpellés démontre qu'ils ne s'agit que de vulgaires hommes de main, mais qu'adviendrait-il si l'on était confronté à des hommes formés et instruit pour conduire cette forme de lutte ?

S'attaquer aux effets de l'hyperviolence ou assassinats de masse n'en éradiquera jamais le phénomène. Plus de 14 lois ont été promulguées depuis une vingtaine d'années, 8 juges antiterroristes ont été désignés, plus de 20 plans VIGIPIRATE ont été activés, et la menace est toujours là. C'est la cause première qu'il faut extirper, à commencer par l'expulsion de plusieurs milliers d'indésirables faisant l'objet d'un signalement. La loi actuelle ne saurait y suffire, les législateurs se doivent d'aller plus loin : croiser les fichiers - utilisation d'algorithmes dans le profilage - recréer une brigade des "garnis" étendue aux squats, aux foyers de SDF et aux lieux insolites susceptibles de servir de "planques" - surveillance accrue des populations itinérantes - mise en place de référents "citoyens vigilants" - réformer l'acquisition de la nationalité et de sa déchéance - revoir l'attribution des ports d'armes - adapter la durée et les modalités de la GAV en fonction non seulement de l'incrimination, mais aussi de la résistance du mis en cause - mettre en place un embargo sur l'information durant l'enquête - réprimer sévèrement l'aide apportée aux étrangers en situation irrégulière - établir des contrôles surprises - procéder aux prélèvements d'empreintes et ADN des personnes afin de savoir qui est qui - expulsion immédiate des personnes fichées - légaliser la provocation aux délits (pot de miel) ainsi que l'usage de fausses identités afin d'infiltrer certains milieux criminels - revoir la remise de peine et autres aménagements (sortie anticipée) appliqués aux assassins - dénoncer les diktats européennes qui s'opposent aux bannissements et aux mesures d'exil. Bref, devenir un État capable d'actes forts, quand bien même ceux-ci déplairaient à une certaine frange de la population, à ne pas confondre avec une régression des libertés individuelles et la liberté de circulation des citoyens. L'informatique tant décriée dans les atteintes à la vie privée peut se révéler un précieux auxiliaire en matière de protection individuelle. Les logiciels ne sont que des outils sans état d'âme qui accomplissent ce pourquoi ils ont été conçus. S'ils peuvent établir des rapprochements entre des milliers de fichiers pour cibler un individu (écrémage), ils peuvent aussi être paramétrés de façon à discriminer. Le policier n'ayant alors connaissance que des suspects potentiels. 

Combien de : messagers - d'agents recruteurs - d'agents d'influence - d'agents occasionnels - d'informateurs en possession de précieux renseignements - d'individus prêts à passer à l'action, se dissimulent parmi les flots de réfugiés qui submergent l'Europe ? Êtes-vous en mesure de le dire ? Dans l'immédiat après guerre, la circulaire n° 1049 du ministre de l'Intérieur permettait pour tout ressortissant français, d'acquérir et détenir une arme de défense et 50 cartouches maximum, offrant ainsi la possibilité aux citoyens d'assurer leur défense personnelle. Pourquoi ne pas revoir les conditions de la détention et le port d'une arme de défense pour les citoyens irréprochables familiarisés par leur profession, ou après un stage bien spécifique, avec les armes de poing ? Permettre aux retraités ou d'active : de police, de la gendarmerie, des douanes, des agents de la SNCF, de la RATP, aux sous-officiers et officiers des armées, de porter leur arme de service en dehors de leur cadre de juridiction pour leurs déplacements privés (proposition étendue de celle du Syndicat Alliance).

Lors de l'attaque du Thallys, l'agresseur était torse nu, s'agissait-il d'un geste de bravache, de défi, ou était-il sous l'emprise d'une drogue ? En Syrie, les combattants font un large usage de Captagon, mais une autre drogue capable d’entraîner une hyperthermie se profile, la Flakka (une amphétamine). La neutralisation d'un homme sous l'emprise de certaines substances requière une arme puissante et suffisamment approvisionnée. Un revolver ne saurait suffire, car même s'il est de forte puissance, les forces de l'ordre ne peuvent pour des raisons humanitaires, utiliser le type de munitions qui conviendrait à ce genre de situation...

Ces assassins sont des criminels de droit commun qui tuent lâchement des êtres sans défense guidés par leur dévotion au prophète ou inspirés par la haine, la vengeance, les ressentiments. Que leurs motifs soient perçus louables par les islamistes, explicables par d'autres musulmans, ils sont et restent injustifiables aux yeux de l'ensemble de la population occidentale. Un Français qui embrasse l'islam et rejoint l'EI est un fanatique qui a renié sa patrie. Lors de son retour, l'exil ou le bannissement doit être la réponse.

Faute de mesures adaptées en réponse à la situation que nous traversons, les victimes survivantes et les familles des victimes décédées n'auront qu'une alternative, se contenter de ce que l'on qualifie de "socialisation du risque", c'est à dire des indemnités que leur proposeront les fonds d'assurances et d'une pension d'invalidité que leur octroiera la sécurité sociale. Entre continuer à vivre dans un fauteuil roulant nourrit par une aide ménagère ou voir un criminel mis hors d'état de nuire, le choix est vite fait, et la question ne mérite même pas à être posée. " Quand on peut se retourner contre des assassins qui tentent de vous poignarder dans le dos, on les tue sans gémir sur leur sort (Cdt E. Masseral).

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